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EuropaCorp

Zoé : "Tout va bien"

Nouveauté - CD

A partir du vendredi 1 septembre 2006

Son premier disque lui ressemble.

Blonde et belge d’abord, éclectique et électrique ensuite, amusante et battante aussi, ou bien ravageuse et originale… Au premier regard, plus d’un poncif conviendraient à Zoé. Elle a su s’en accommoder, en faire des atouts et en sourire aujourd’hui, d’un second degré qui n’appartient qu’à elle.
Dès les premières notes de cet opus, une évidence : Zoé ne ressemble à personne. Et son premier disque lui ressemble.

Rien de plus naturel puisqu’elle l’a tellement attendu, cet album.

Lauréate de la Biennale de la Chanson Française à Bruxelles en 1998, elle se distingue plus tard en festivals à Montauban, à Spa ou au Québec.

A son arrivée à Paris, elle rencontre l’équipe d’Abacaba, qui parie sur les règles implicites du live et le risque du développement d’artiste. Après un premier tour de chant à l’Espace Kiron en novembre 2004, elle revient avec un spectacle étoffé sur la scène du Divan Du Monde du 31 janvier au 5 février 2005. S’y succèdent alors les membres d’EuropaCorp, la société de production du cinéaste Luc Besson qui, immédiatement conquis, font d’elle la toute première signature "chanson" de leur label. Pour cette artiste de scène atypique, ils décident de faire de cet album la combinaison originale d'un CD et d’un DVD. Juste le temps pour Zoé de s’imposer comme la révélation incontestée des Francofolies de La Rochelle en juillet 2005 et le temps d’entrer en studio est venu.


Zoé a rêvé son premier disque. Elle l’a d’abord espéré puis l’a craint. Comment traduire fidèlement et sans en dénaturer l’essence, des chansons qui ont déjà existé dans le simple apparat du piano/voix ? Pour résoudre l’impossible équation de réconcilier ses multiples visages, elle a choisi le réalisateur Vincent-Marie Bouvot, artisan des premiers succès de Zazie. Ces deux-là avaient quelques disques de chevet en commun et l’envie de se lancer dans le projet. Ils étaient faits pour se rencontrer tant ils ont aimé abolir ensemble les frontières et transgresser les étiquettes, mélanger leur même formation classique à leurs envies plus rock’n’roll. Leur complicité artistique a pris ainsi la forme d’une télépathie surprenante et a donné naissance à des arrangements sur-mesure et un son résolument moderne, servi par des musiciens talentueux, compagnons de fortune que la chanteuse n’a pas lâchés d’une semelle pendant deux mois de sessions nocturnes, enfermés en studio.

Dans cet antre d’alchimistes, se construit un album riche auquel ont participé Nicolas Muller (Astonvilla…), souffleur de bonnes idées guitaristiques, le batteur Matthieu Rabaté (Indochine, Raphaël, Daho…), Christophe Deschamps (Dutronc, Bauer,…) et le percussionniste Mino Cinelu (Tori Amos, Tracy Chapman…). Chaque son y fait débat : préférer le cristal baschet aux ondes martenot de Thomas Bloch (Radiohead, John Cage, Arthur H…) ou choisir les séquences d’accordéons de Thierry Maillard parmi les vingtaines de variations.
Les traits de cordes de Vic Emerson (Bashung, Manset…) viennent ajouter la poésie quand la basse de Roberto Briot (Thiéfaine, Christophe…) tourne idéalement sur la pop de Jalouse et s’apparente à des battements de cœur sur Dire du mal. Chaque crescendo du refrain de Tout va bien a son anecdote, chaque silence de J’ai mal à la terre sa signification et chaque rythmique de bouche sur les contretemps de Dire du mal sont autant de détails d’une même mosaïque.

Si Zoé sait ce qu’elle veut, c’est qu’elle veut tout. De réminiscences Beatles en guitares sixties, de rythmique swing en trip hop ternaire, de boucles électro en riffs jazzy, elle déploie ses atours sur des chansons délicieusement indisciplinées. On se délecte de ses acrobaties d’amoureuse sur le fil de la vie où les histoires de couple se muent en règlement de comptes (Amant Comptant) - accompagnée de son compatriote Arno -, où la jalousie devient un divin défaut (Jalouse) et les baisers, un amusant exercice de style… gentiment bestial (Kiss) ! Dans Je veux tout, une de ses plus récentes compositions, elle use sans abuser du name dropping.
Il y a des filles qui veulent tout. Zoé est de celles-là : de celles qui veulent tout voir, tout entendre, tout découvrir et de celles qui veulent être toutes les femmes à la fois. Selon l’humeur, elles seront vierges effarouchées ou créatures fatales, vulgaires ou sublimes. Selon l’amour, elles seront meilleure épouse, meilleure mère, meilleure amante et meilleure maîtresse dans la peau d’une poupée Barbie, fascinant et répulsif modèle qu’elles exècrent mais auquel elles ne peuvent s’empêcher de vouloir ressembler.

Auteur compositeur, Zoé a signé la majeure partie des textes de son album mais ne s’est jamais refusée de belles rencontres. Ainsi, Xavier Lacouture a su écrire sur une émotion enfouie (Maman) et mêler ses mots à ceux de la chanteuse pour l’ironique et incisif A vendre où elle se met dans la peau de son propre disque, usant de tous les charmes pour appâter l’auditeur. Un titre coup de poing joyeusement d’actualité qui a le mérite de mettre les pieds dans le plat d’une industrie phonographique où l’on ne parle plus que de morosité et de piratage à défaut de création… la seule chose qui intéresse véritablement Zoé !"
Pierre-Alexandre Bescos, janvier 2005.

Voir le site de Zoé : "Tout va bien"

Où ?

EUROPACORP
137 rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris